Helena Meyer-everdt

Biographie

moi
Je dessine, oui je dessine, d’aussi loin que je me souvienne je ne pouvais pas vivre sans crayon ni papier.
Je n’ai pas changé.
Je dessinais ce que je voyais, par curiosité, intérêt, amour aussi.
Ce que je ne voyais pas, que j’avais envie de voir, ce que je devinais ou voulais deviner. Je cherchais LA chose que me disait elle ? que voulais je dire avec elle ? l’admiration, l’émotion, l’ironie, la crainte ????
Je n’ai pas changé.
A l’école des Beaux Arts, j’ai appris la rigueur, la construction, la maitrise du geste .L’émotion qui sous tend toute œuvre d’art est un jardin secret, personne ne vous l’apprend dans une école, l’Ecole de la Vie vous nourrit …. Les Amours, les déceptions, les enthousiasmes et Dieu sait s’il y en a !!Les trahisons et les surprises, les Souffrances aussi, accompagnées de leurs Joies… et puis quoi, simplement la Vie miroitante ou satinée, claire obscure, mais toujours prenante.
Mon travail n’est pas une compétition intellectuelle, la tête y a sa part, certes, mais le Cœur y a la plus grande.
Devant la toile blanche ou le papier virginal, je laisse mon cerveau se calmer, je laisse monter l’émotion, laquelle ? je ne sais, quelque chose d’oublié, peut être, ou de très récent, cela n’a pas d’importance, je me laisse envahir. Il arrive une ligne, une tache, un mouvement fugace mais déjà présent… le bras se met en mouvement, délicatement guidé par tout ce fond de rigueur, de discipline acquis au cours des années, sous jacent, discret, humble.
Et là, c’est petit à petit l’oeuvre qui acquiert sa propre vie ; c’est un dialogue muet, serré, parfois l’incompréhension apporte le doute. Il faut rester vigilant et humble, personne ne doit tuer les autres, un équilibre doit s’installer, équilibre de forces parfois contraires, de violences, ou de silences . « un équilibre conquis, conquis et menacé » (Pierre Soulages)
L’œuvre doit venir du fond de nos entrailles, c’est un besoin, une nécessité vitale. Elle acquiert sa propre vie.
« La toile ne nait pas d’une image mentale qui lui aurait préexisté.(…) elle est ce lieu où viennent se faire et se défaire les sens « Charles Juliet.
La toile se vit au présent, je ne transmets pas de messages, chacun y trouvera ce qu’il cherche, ou refuse, ou craint.

Helena Meyer-Everdt
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